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.Repliq : Agence curieuse un point c'est tout

Comment vous décririez votre activité en quelques mots ?

Pour faire simple, .Repliq est une agence de communication partagée par plusieurs indépendant·e·s qui se sont réuni·e·s en collectif. Plus précisément, notre volonté est d’amener des organisations publiques et privées à considérer leur marque, en accord avec des principes qui nous sont chers, comme la coopération ou le développement durable. L’idée c’est de ne pas s’arrêter simplement à la communication, mais proposer un service qui va de la stratégie à sa diffusion.

Comment vous êtes-vous rencontré·e·s ?

Tout a commencé à la Maison de l’initiative. Fanny et Céline y étaient de 2015 à 2017, elles font de la vidéo. Laurine est arrivée en 2017, elle est graphiste. Toutes les trois, elles ont commencé de travailler sur de la vidéo animée, puis elles ont partagé un bureau. Toujours en 2017, elles ont rencontré Aurélien, qui travaille plus sur la partie rédactionnelle et stratégique de la communication. Ça tombait bien ! Et comme on manquait un peu de compétences sur les questions du web, on n’a proposé à Baptiste de nous rejoindre. Y’a un an, on s’est dit qu’il fallait se structurer. On s’est toutes et tous réunis dans un bureau à Port Saint-Sauveur, autour de la marque qu’avait créé Aurélien : .Repliq.

Tout s’est fait assez naturellement. On s’est retrouvé autour de nos métiers. Ce qui nous rassemble c’est raconter des histoires, d’entrepreneur·e·s ou autres, mais des histoires qui sont belles et qu’on a envie de promouvoir.

Pourquoi .Repliq ?

Ça correspondait à une posture. Être celui qui donne la réplique à ses clients. Ne pas être seulement à son service, mais jouer avec lui, être en dialogue. Et comme Aurélien travaille sur l’écrit d’une manière générale, qu’il est investi dans une association de théâtre, ce terme correspondait à l’idée qu’il se faisait de ce métier. De plus, ça semblait assez souple pour nous porter tous les cinq.

On a commencé à travailler ensemble, et petit à petit on s’est approprié cette marque. C’est ce qu’on est maintenant. Peut-être, dans 5 ans, ça sera différent.

Pourquoi avez-vous eu envie de travailler ensemble ?

On a un peu toutes et tous la même vision du monde, et la même façon de travailler. En travaillant ponctuellement ensemble, on a vu qu’on avait envie de construire quelque chose de plus pérenne. On avait envie de changer le monde, de changer l’entreprise, mais à notre échelle et concrètement. C’est ça qui nous porte.

Quels sont les avantages à travailler en collectif ?

La notion de plaisir est prédominante. Sinon on ne fait pas. Bien se marrer et bien s’entendre, ça participe de ça.

De plus, dans notre vision de l’entrepreneuriat collectif, on a toujours fait passer le perso avant le côté pro. Dans notre organisation, sur les temps de travail… On se pose toujours la question de savoir comment on va, les un·e·s les autres, on est à l’écoute les un·e·s des autres. Ça importe dans notre manière de gérer le boulot.

Ensuite, faire appel à des compétences complémentaires, ça enrichit le boulot de lui-même. Ça passe par le fait de partager la prise de décision, ou encore de développer des outils d’intelligence collective. Et c’est intéressant y compris du côté client : ça permet d’avoir plusieurs regards, de manière plus globale. Ça permet d’être bien plus efficace, comme quand on fait une vidéo qui est insérée dans un travail cohérent en amont et en aval. C’est plus pertinent.

La force de notre collectif, c’est de réinventer un modèle d’entreprise. On ne veut pas être une agence de com à l’ancienne ni une start-up précaire. Céline et Fanny sont en Scop. Aurélien, Laurine et Baptiste sont à la Maison de l’initiative. Et ensemble, on « fait » entreprise. À notre manière, on réinterroge les modèles existants, sans pour autant faire fi de ce qui fait la stabilité d’une entreprise.

Et puis ça nous permet de mutualiser des bureaux, des logiciels, de la vaisselle… et du chocolat !

Et les contraintes ?

S’il y en a, on ne les voit pas comme des contraintes. Ça fait partie de la construction. Par exemple, en ce moment on définit les règles. C’est pas des contraintes, c’est des sujets à construire. On crée tout, on questionne tout, pour créer un truc nouveau, c’est hyper stimulant.

Le fait de ne pas avoir une personne décisionnaire et des exécutants, ça nous pousse à être toutes et tous responsables, de son activité à soi, mais aussi de l’activité des autres. Ça ne veut pas forcément dire qu’on a tous tout en tête. On a tous nos domaines de prédilection et de compétences. Simplement, on se sent tous embarqué·e·s, et de manière organisée.

Et la Maison de l’initiative dans tout ça ?

C’est de là qu’on vient. On y est super attaché·e·s. En plein de points, la maison de l'initiative est facilitante. Elle nous permet de chercher des marchés, des prestations, des formations, des marchés publics, des clients...

L’anecdote de la machine à café ?

Justement, on a 4 machines à café, alors même qu’on ne boit pas beaucoup de café ! C’est le cimetière des éléphants des machines à café, ici !